LA MALADIE DE PARKINSON

Le traitement

Page d'accueil

Pourquoi ce site

L'origine de Passemots

Agonistes Dopaminergiques: PRUDENCE

Addiction, compulsion, désinhibition

La maladie de Parkinson

Description

Les causes

Le diagnostic

Les symptômes

Généralement

Tremblement

Akinésie

Bradykinésie

Rigidité

Le traitement

Lévodopa

Agonistes dopaminergiques

Effets secondaires des agonistes

Autres antiparkinsoniens

Les programmes offerts

Autres approches

L'Approche Trager

La Technique Alexander

La Relaxation

Le Massage

Mieux vivre avec

Donner un coup de pouce à la médication

L'importance d'une saine alimentation

Le sommeil dans la maladie de Parkinson

En ballade avec mademoiselle Parkinson

Fatique et maladie de Parkinson

Brigitte et moi

Brigitte

Ma p'tite Française

Moi

Sur la route de la MP

En chute libre

Nous deux

Jamais je n'aurais pensé

Une amitié particulière

Un projet de vie

Mes textes

Des hauts et des bas

Le temps

Ma vie au présent

Une vague en pleine face

Toi qui n'oses pas

Besoin d'air, besoin d'aide

Pour toi Brigitte

Des mots

Je te découvre ma tendre amie

Une fleur dans mon jardin

Vivre sa vie

Je t'offrirais

J'aurai toujours les mots

Photo roman

La petite souris

Album photos

Mes productions

Liens

Sites traitant de la MP

Sites utiles et agréables

Lévodopa
  • lévodopa + carbidopa: (Sinemet®, Sinemet®CR)

  • lévodopa + benzérazide: (Prolopa®)

La maladie Parkinson est causée par la perte de cellules productrices de dopamine.  Il est facile de penser qu'en administrant de la dopamine, on  compense la perte de ce neurotransmetteur. Le problème est que la  dopamine ne peut traverser la barrière hémato-encéphalique  elle ne peut donc pas se rendre jusqu'aux récepteurs dopaminergiques. La lévodopa est un précurseur de la dopamineet elle est toujours combinée à une autre molécule; la carbidopa ou le bensérazide qui se transforme en dopamine une fois la barrière hémato-encéphalique franchie, provoquant  ainsi une élévation du taux de la dopamine cérébraleet une réduction des effets secondaires. Elle favorise une diminution de l'akinésie, de la rigidité musculaire, des tremblements. La lévodopa demeure le traitement le plus efficace de la maladie de Parkinson. Les effets secondaires de la lévodopa sont:

  • la dyskinésie (mouvements involontaires);

  • les hallucinations;

  • la rigidité;

  • les tremblements;

  • les nausées;

  • les vomissements;

  • la fatigue;

  • la confusion;

  • la perte d'appétit

Afin d'éviter l'apparition des complications motrices, plusieurs médecins essaient de retarder l'introduction de lévodopa et à en réduire la dose totale administrée, surtout chez les jeunes patients qui ont une espérance de vie suffisante pour qu'ils développent des complications motrices à la lévodopa. Au début de la maladie, lorsqu'il y a un ralentissement fonctionnel, on considère l'âge pour déterminer le traitement approprié. Lorsque la personne atteinte est jeune, les agonistes dopaminergiques sont à privilégier le plus longtemps possible. La dopathérapie sera utilisée en cas d'intolérance ou de réponse thérapeutique insuffisante aux agonistes. La dose de lévodopa doit cependant être la plus faible possible. Dans le cas d'une personne âgée la  lévodopa peut être utilisée en début de traitement. L'apparition d'un déclin cognitif doit inciter à utiliser les doses minimales efficaces.

Il faut plusieurs semaines pour atteindre la dose efficace. Il est recommandé d'employer la plus faible dose de lévodopa possible entraînant une amélioration satisfaisante des symptômes. La dose de lévodopa à utiliser est variable d'un individu à l'autre, cependant elle est proportionnelle à l'ancienneté de la maladie. Plus la maladie est ancienne, plus la dose est élevée. Un traitement chronique par lévodopa est associé à l'apparition de complications motrices: fluctuations de l'efficacité au cours de la journée (phénomène On/Off), dyskinésies et dystonies.

Notes: Prendre la lévodopa à jeun facilite l'absorption digestive et évite les interactions avec les protéines de l'alimentation. Les principaux effets secondaires sont les nausées et la diminution de la tension artérielle. Dans la plupart des cas, la lévodopa procure des bienfaits pendant deux à cinq ans et ne cause alors pas trop d’effets secondaires. Si des nausées et des vomissements se produisent au début du traitement par la lévodopa, votre médecin vous suggérera peut-être de revenir à une dose plus faible et de l’augmenter lentement par la suite.

 haut de la page

Agonistes dopaminergiques
  • bromocriptine: (Parlodel®),

  • pergolide, (Permax®),
  • pramipexol: (Mirapex®),
  • ropinirole, (ReQuip®).

Les agonistes dopaminergiques sont des médicaments dont les propriétés chimiques permettent de stimuler directement les récepteurs dopaminergiques, sur lesquels se fixe habituellement la dopamine. Leur principal intérêt est de pouvoir être utilisés dès l’apparition d’une gêne causée par la maladie de Parkinson, diminuant le risque de complications motrices rencontrées avec la lévodopa. Ce qui n’est pas négligeable lorsque le sujet est jeune. En théorie, les agonistes dopaminergiques présentent plusieurs avantages par rapport à la lévodopa:

  • Ils agissent directement sur les récepteurs dopaminergiques, sans devoir se transformer dans l’organisme pour être actifs, contrairement à la lévodopa qui doit être transformée en dopamine pour être efficace;

  • Leur action est indépendante de la destruction des neurones dopaminergiques rencontrée au cours de la maladie de Parkinson;

  • Certains agonistes dopaminergiques agissent sur des sous-types de récepteurs ce qui leur attribuerait moins d’effets secondaires;

  • Contrairement à la lévodopa, ils n’entrent pas en compétition avec les protéines pour leur absorption et leur transport dans le cerveau;

  • Ils sont présents dans le sang plus longtemps que la lévodopa, permettant une stimulation des récepteurs plus longue avec moins de prise de médicaments.

Cependant, l’efficacité des agonistes dopaminergiques sur les symptômes de la maladie de Parkinson est moindre que celle de la lévodopa, qui demeure le traitement de référence. Cette moins grande efficacité est plus marquée sur la motricité, l’effet des agonistes dopaminergiques s’estompant progressivement.

En effet, si les agonistes dopaminergiques présentent une efficacité équivalente à la lévodopa en début de traitement, celle-ci diminue ensuite progressivement. Il est alors nécessaire d’associer de la lévodopa au traitement.

Il ne semble pas y avoir de différences majeures entre les différents agonistes en ce qui concerne l’efficacité et la facilité d'utilisation. Ils doivent tous être prescrits à de très faibles doses et celles-ci seront augmentées très lentement pour éviter les effets secondaires. Pour traiter les effets secondaires; nausées et vomissements, qui se manifestent au début du traitement le médecin pourra vous prescrire du Motilium (maléate de dompéridone. Les étourdissements ou les vertiges dus à une baisse de la tension artérielle peuvent être soulagés par des comprimés de sel ou un médicament sur ordonnance.

  • Amantadine: (Symmetrel®)

Améliore la libération de la dopamine. Sert à traiter les premiers symptômesde la maladie, peut réduire la sévérité de la dyskinésie. Les effets secondaires rencontrés: enflure des membres inférieurs, hallucinations, rétention urinaire, taches sur la peau de couleur rouge ou pourpre.

Les inhibiteurs de la monoamine oxidase de type B (MAO-B)

  • sélégiline: (Eldepryl®)

Améliore l’effet de la dopamine en évitant sa fragmentation.Plus ou moins les mêmes effets secondaires que la lévodopa et peut produire un effet stimulant, source d'insomnie et/ou d'anxiété.

Agents anticholinergiques:

  • Apo®-Trihex, benztropine: (Cogentin®)

  • Trihexyphénidyle: (Artane®)

Ce sont les médicaments les plus anciens. Ils soulagent les premiers sympto^mes en corrigeant le déséquilibre entre la dopamine et l’acétylcholine (neurotransmetteur du cerveau) … aide à réduire les tremblements chez certaines personnes.

(Source:: Société Parkinson du Québec)

 haut de la page

Les effets secondaires des agonistes

Les agonistes dopaminergiques peuvent entraîner les mêmes complications que la lévodopa, soit de l'hypotension orthostatique, de la constipation, des nausées et des vomissements. Comme pour la lévodopa, l'organisme s'habitue à ces médicaments et les effets secondaires peuvent disparaître à court ou à moyen terme. Cette tolérance s'acquiert plus facilement si le médicament est utilisé progressivement et lentement. Il est important de noter que l'utilisation du Parlodel® et du Permax® a été associée très rarement au développement d'une fibrose au niveau pulmonaire qui exige l'arrêt du médicament. Il arrive aussi que les agonistes causent de l'oedème (enflure) aux chevilles. Certains effets secondaires, les mêmes que ceux provoqués par la lévodopa, sont aussi communs à toutes les médications dopaminergiques: risques d'hallucinations visuelles, d'interprétations délirantes et de confusion.

Un problème particulier, qui a fait l'objet d'une plus grande attention récemment avec les nouveaux agonistes, mais qui semble aussi être associé à toute thérapie dopaminergique, consiste en de la somnolence importante durant la journée, associée directement à la médication. Cet état semble plus marqué si le sommeil est perturbé et fragmenté durant la nuit et est plus souvent observé chez des personnes âgées présentant des changements cognitifs. Un autre problème particulier observé, est l'induction d'un effet désinhibiteur. Il s'ensuit une désinhibition qui mène à des compulsions de toutes sortes : sexuelle (hypersexualité), alimentaire (boulimie), ludiques (jeu), financières (dépenses excessives). Ce dernier problème ne doit pas être négligé d’autant plus que les compagnies pharmaceutiques ne font aucune mise en garde à ce niveau. Je reviendrai d’ailleurs sur les effets graves des agonistes en ayant été une victime.

L'apomorphine est un agoniste dopaminergique généralement administré par injection sous-cutanée. Elle est absorbée et agit très rapidement et est souvent prescrite au cours des phénomènes de blocage (phénomènes « on-off »). Son mode d’administration est lié au fait que l’apormophine est très mal absorbée au niveau digestif et qu’elle est responsable d’effets secondaires digestifs (nausées et vomissements) et tensionnels (chute de la tension artérielle) importants

 haut de la page

Autres antiparkinsoniens

Inhibiteurs de la COMT

Tout comme le tolcapone (TASMAR), retiré du marché canadien depuis le 20 novembre 1998, l’entacapone appartient à une nouvelle classe thérapeutique, les inhibiteurs de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT), une enzyme qui dégrade et inactive une partie de la lévodopa avant qu'elle n'atteigne le cerveau. COMTAN est employé en association avec le Sinemet, Prolopa ou Modopar, pour traiter les personnes atteintes de la maladie de Parkinson chez qui la durée d’action de la lévodopa diminue et les symptômes de la MP fluctuent. Il bloque la dégradation de la lévodopa par la COMT et permet donc d’augmenter la quantité de lévodopa qui atteint le cerveau. En ajoutant COMTAN à la lévodopa, on augmente l’efficacité du traitement par celle-ci. L’entacapone doit être utilisé uniquement en association avec lévodopa/benzérazide (Prolopa, Modopar) ou lévodopa/carbidopa (Sinemet). Sans lévodopa, COMTAN n’a aucune propriété antiparkinsonienne.
Ses effets secondaires les plus fréquents sont des mouvements involontaires (dyskinésies), nausées. vomissements, agravation des symptômes parkinsoniens, coloration des urines, vertiges, diarrhées, douleurs abdominales, constipation, difficultés respiratoires, sécheresse buccale, hallucinations (voir, entendre, sentir et ressentir des objets qui n’existent pas) et la confusion. Ils vont de léger à modéré et apparaissent le plus souvent au début du traitmeent et sont plus fréquents lorsque les doses sont plus élevées (1400 à 2000 mg par jour). Si vous constatez une augmentawtion apréciable des mouvements involontaires après le début du traitement, consultez votre médecin qui ajustera la posologie de lévodopa afin d’en réduire l’importance et la fréquence des effets.

L’entacapone augmente les effets de la lévodopa. Pour réduire les dyskinésies, nausées, vomissements et hallucinations. L’entacapone augmente les effets de la lévodopa. Pour réduire les dyskinésies, nausées, vomissements et hallucinations produits par la lévodopa, on ajuste la posologie de lévodopa pendant les premiers jours ou premières semaines du traitement. La dose habituelle de COMTAN est de 200 mg (1 comprimé) avec chaque prise de lévodopa. Ne pas dépasser 2 gr (10 doses) par jour. La prise quotidienne de lévodopa pourra être réduite de 10 à 30%. Si le traitement d’entacapone est arrêté, la posologie des autres antiparkinsoniens, particulièrement la lévodopa, doit être ajustée afin d’avoir un contrôle suffisant des symptômes. Le COMTAN peut nuire à l’absorption du fer au niveau du systène digestif. C’est pourquoi les médicaments contenant du fer doivent être pris avec au moins deux ou trois heures d’écart par rapport à la prise deCOMTAN.

 haut de la page

Les programmes offerts

Au Québec, plusieurs centres de jour, CLSC et hôpitaux proposent des programmes spécifiques pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Des services de réadaptation y sont offerts par une équipe de professionnels de la santé. Cette équipe se compose généralement d'un médecin, d'une physiothérapeute, d'une ergothérapeute, d'une infirmière et parfois d'une orthophoniste.

Voici un aperçu de ce que ces différents professionnels peuvent faire pour vous:

  • Le médecin évalue les symptômes et ajuste vos médicaments;

  • L'infirmière vous enseigne comment vivre avec la maladie de Parkinson, c'est-à-dire qu'elle vous aide à planifier vos journées, vous conseille sur tous les aspects de la maladie touchant votre vie et celle de votre famille;

  • La physiothérapeute établie un programme d'exercices physiques selon vos besoins;

  • L'ergothérapeute vous conseille pour faciliter vos activités quotidiennes et les rendre plus sécuritaires;

  • L'orthophoniste suggère des exercices respiratoires pour augmenter le ton de votre voix.

Contactez votre CLSC pour connaître ces établissements ou renseignez-vous auprès de la: Société Parkinson région de Québec (418) 527-0075 -  de l'extérieur - Sans frais: 1 (877) 527-0075; de la Société Parkinson du Québec (1 800 720-1307) ou de la Société Parkinson du Canada (1 800 565-3000)

La maladie de Parkinson  demeure incurable mais elle n'affecte généralement pas la longévité. Certains médicaments aident à contrôler les symptômes. Les exercices d'assouplissement, de stretching et d'étirement contribuent grandement a améliorer la qualité de vie.

haut de la page

haut de la page  
Page suivante  
Retour la page d'accueil